Qui suis-je ?

Je m’appelle Aurélie Monchany, je suis passionnée de nature et de plantes comestibles et j’ai créé l’entreprise Permagenta dans le but d’avoir un impact positif sur les enjeux d’autonomie alimentaire et de préservation de la biodiversité.

Des déchets aux ressources végétales

J’ai démarré ma vie professionnelle dans le secteur de la valorisation des déchets et de l’économie circulaire, d’abord comme agent d’une collectivité locale, puis comme consultante dans un cabinet de conseil. J’ai consacré beaucoup de temps et d’énergie à tenter d’éviter la production de déchets ou à orienter les déchets vers les filières de traitement les moins polluantes. Mon métier était alors conditionné par la définition du déchet : on souhaite se séparer d’une matière dont on ne veut plus, et l’enjeu est de choisir la manière la “moins mauvaise” de s’en défaire.

Parallèlement à mon activité professionnelle dans le secteur des déchets, je me suis très fortement intéressée, au fil des années, au fonctionnement de la nature et des plantes. Les premières tomates ont poussé dans mon petit jardin de ville et d’autres projets collectifs, notamment au sein de l’association Incroyables Comestibles Bordeaux m’ont montré l’étendue des possibilités, sur les espaces communs ou publics, de faire fleurir des plantes comestibles, favorables à la vie, en cultivant aussi la convivialité.

Au fil de mes lectures et apprentissages, notamment sur la vie du sol, il m’est apparu très clairement que la vision des déchets végétaux devait changer. La matière organique est une ressource précieuse qu’on peut valoriser par un retour au sol, localement. Dans la nature, pas de déchets. Les matières vivantes entrent dans un cycle permanent de digestion et de production de nourriture.

Problèmes globaux, solutions locales

Bien que les problèmes du monde soient de plus en plus complexes, les solutions restent d’une simplicité embarrassante.

Bill Mollison, co-fondateur de la permaculture

Nos enjeux actuels : éloignement des citoyens vis-à-vis de la production de leur nourriture, perte de lien social, érosion du goût, gestion des déchets d’emballages, pollution des transports, perte de la biodiversité, bilan carbone de nos activités.

Une solution “honteusement simple” qui répond en partie à ces enjeux : produire de la nourriture saine et bonne, localement, sur les lieux de vie et d’activités, grâce à des systèmes très productifs sur petites surfaces, qui permettent de stocker du carbone dans le sol, favorisent la microfaune, les insectes, les oiseaux, et permettent un retour au sol des restes de repas directement sur place.

C’est cette utopie concrète et réaliste qui guide mes activités. Qu’il s’agisse de sensibiliser les enfants au fonctionnement de la nature, par la manipulation, le jeu et les histoires ; de mettre en œuvre une installation de compostage sur le site d’une cuisine centrale ; de concevoir et installer, avec les habitants, un jardin partagé dans une résidence en pleine ville ; mon objectif est de faire vivre cette perspective.